Avant de poser le pied en Afrique, je n’avais aucune idée de ce qui m’attendait. J’avais comme tout européen une image quelque peu caricaturale, véhiculée par les médias, qui montrent des pays en guerre et en proie à la famine.
Parfois on évoque la diversité de la faune ou bien des traditions ancestrales qui proviennent d’une culture riche et colorée.
Et bien c’est cet aspect que j’ai réellement découvert au Bénin.

Ce pays possède, comme beaucoup en Afrique, une faune et une flore très diversifiée !
On trouve notamment des réserves naturelles dans le nord. On peut ainsi se lancer dans un classique Safari Africain !
Le parc de la Pendjari qui s’étend sur le Bénin, le Togo et le Burkina Fasso, est d’ailleurs réputé et tente d’attirer de nombreux touristes.
Malgré tout, le Bénin reste relativement peu visité. Selon moi il y a une gestion plutôt moyenne des merveilles dont regorge le Bénin.
Rien n’est réellement mis en valeur afin d’attirer les voyageurs du monde entier.

Ce ne sont que des remarques, j’étais évidement plus qu’enthousiaste de ce voyage à venir.
Je me suis donc dirigé vers le nord dans le but de découvrir une nature préservée avec de belles montagnes (la chaîne de l’Atakora, dont le sommet culmine à 986 m), des cascades paradisiaques, et la faune Africaine dans son élément !
Direction donc Tanguieta en bus, dans lequel je rencontre un groupe de kinés Belges. Pendant le trajet il a fallu supporter une série made in Bénin qui faisait rire tout le bus exceptés nous…
Arrivés sur place, celui qui sera mon guide pour le séjour, m’accueille, il s’appelle Florent. Un local qui aime son pays, sa région et qui le transmet bien. Encore une bien belle rencontre.

Nous partons donc pour le Parc de la Pendjari, le matin très tôt avec deux autres personnes (il faut remplir le 4×4 pour partager les frais). Il s’agit d’une Allemande et de son copain Béninois, mais qui a étudié en Allemagne.
Pour ceux qui connaissent, j’ai l’impression au moment de passer les portes de la réserve, d’entrer dans le Jurassic Park…
Nous roulons quelques temps avant de croiser les premiers animaux.
Je ne vais pas tout décrire ici, les images valent mieux que des mots. J’ai simplement été déçu de ne voir les animaux que de très loin (notamment les éléphants) et d’avoir manqué les Lions…le fait est qu’ils n’appâtent pas les animaux comme cela peut se faire dans d’autres parcs naturels en Afrique.
Nous allons ensuite vers les cascades de Tanougou, un endroit magique…

 

Le soir venu, j’essaye de m’organiser pour la suite de mon excursion. Les Belges que j’ai croisé dans le bus ont décidé de rester un jour de plus dans le parc, mais moi je décide au dernier moment d’aller plus au sud, pour aller voir les Tatas Sombas, des maisons traditionnelles dont j’ai beaucoup entendu parlé.
Cela crée un scandale ! le gérant de l’hôtel (imbibé d’alcool) s’énerve car je décide de quitter la chambre le soir même…pour aller à Natitingou dans un hôtel qui appartient à la même personne…beaucoup de bruit pour rien !
Ainsi, je pars en deux roues, avec Florent, nous empruntons durant la nuit des routes qui traversent les montagnes.
Un trajet durant lequel je vois défiler un paysage nocturne emprunt de liberté de poésie.

Le lendemain, nous continuons les visites du pays Otamari ou Somba (le peuple local) en moto. J’ai droit à des explications pour toutes les plantes, arbres, animaux, gens que l’on rencontre. J’en ai pour mon argent. Nous nous dirigeons vers un circuit touristique qui propose de découvrir les Tatas Sombas, des habitations troglodytes, assez anciennes. Le guide local armé de son lance-pierre, me mène finalement à travers de vrais villages ou vivent toujours des gens.
Dernière étape de mon aventure dans le nord : le musée de Natitingou
Dans un ancien bâtiment colonial, une exposition d’objets, retrace l’histoire du pays Otamari. Je suis le seul visiteur, je paye l’entrée à une dame,  je lui demande si la visite guidée est payante, elle me dit que oui. Je fais la visite, qui est relativement intéressante, mais pas sensationnelle. Je paye les commentaires en plus de l’entrée, comme convenu.
Je sors ensuite et dis à mon guide Florent que j’ai payé pour la visite guidée. Il est interloqué ! le guidage est normalement inclus dans le prix de l’entrée…
Je me suis fait avoir comme un bleu !
Florent qui lui, fait tout pour satisfaire son client, va voir cette dame et la menace de la faire virer si elle recommence !
Bref, en tant que Yovo je restait une proie facile  (à l’instar de  deux amis à Cotonou).  C’était plus simple de voir les arnaques à Tchaourou, après quelques mois d’intégration.

 

Je rentre ensuite sur Tchaourou, comblé par la découverte d’autres aspects du Bénin, entre émerveillement et fascination, avant de retrouver mon quotidien tout aussi passionnant avec adef.

Categories: Excursions, Non classé

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