Un nouvel article pour parler de mon quotidien à Tchaourou.
Il est difficile de publier ces temps-ci, et pour cause, le courant est coupé régulièrement

african--light

 

J’ai beaucoup de choses à raconter, je vais tout de même essayer de rester concis.
Pour ceux qui me suivent sur les réseaux sociaux j’ai réussi à distiller quelques photos, mais je manque de temps, d’électricité et de connexion internet pour partager les récits sur mon blog
Ici la vie suit son cours. Ma mission a désormais commencé puisque j’ai rencontré Adjaratou Boukari, la directrice d’ADEF (Action pour le Développement et l’Épanouissement de la Famille). J’ai pu évaluer les besoins de l’ONG, et élaborer avec elle les objectifs de ma mission : Je vais donc m’atteler à créer l’identité de l’association en commençant par le logo. Je la déclinerai ensuite sur des supports papiers : dépliants, livrets…et enfin le site internet, les réseaux sociaux qui apporteront une vraie crédibilité à la structure.
D’autres projets me sont également confiés (avec Jeanne) : assurer des cours d’informatique, principalement sur Word / organiser le Noël des enfants…etc

 

D’ailleurs la semaine dernière Jeanne, moi et Denis avons corrigé les copies d’un jeu-concours organisé par l’ADEF. Il s’agissait de questionner les élèves des différents établissements du coin sur les droits de la femme et de la jeune fille. Loin de moi la volonté de juger, mais les réponses apportées reflètent un certain état d’esprit. Autant vous dire qu’il y a de sacrés perles !!
(J’écris comme sur les copies, avec les fautes d’orthographe…)

‘‘ Citez 10 droits de l’homme :
….
-Aller à la meque
… ‘‘

‘‘Citez 5 droits de la femme et de la jeune fille :

-Respecter les parents
-Laver les boles à la maison
-faire la cuisine
… ‘‘

Ganiath, l’animatrice de DSF (titulaire d’un DEUG en Sociologie/ anthropologie option médiatrice du développement.) s’occupe d’aller dans les groupements de femme afin de les sensibiliser sur divers sujets : les certificats de naissance, la scolarisation des enfants (principalement les jeunes filles qui en sont souvent privées), l’autonomie économiques des femmes, leur émancipation, le poids de la famille…
C’est dans ce cadre que je l’ai accompagné à Papané.
Nous nous sommes arrêtés ensuite au salon de coiffure de Solange (la soeur de Denis), ou j’ai pu voir comment s’apprêtaient les Béninoises. D’après Ganiath, les filles Nagots n’ont pas beaucoup de cheveux c’est pourquoi elles se font mettre des rajouts et usent de beaucoup d’artifices.
En attendant, je sors et joue sur un baby-foot usé, toujours en compagnie d’une multitude d’enfants, curieux de ma présence.

 

Ma routine Béninoise m’a amené à me rendre un dimanche à Ogoutedo, dans la concession (sorte de quartier ou réside toute la famille en communauté) de Jeanne et Paul, les parents de Denis.
Nul besoin de le rappeler mais je le fais quand même car c’est à chaque fois un moment particulier : Les enfants se ruent sur moi et Jeanne,  cela s’accentue encore lorsque nous sortons les appareils photo. Il se pressent également pour nous observer manger.
J’assiste ensuite à l’égrenage puis au vannage des haricots cultivés dans les champs. En effet, Paul, ancien instituteur me dit qu’il est passionné d’agriculture.
Cette journée est évidemment l’occasion de prendre plein de photos !!

Categories: Général, Non classé

One Response so far.

  1. Bonjour,

    J’ai atterri sur ton blog un peu par hasard en faisant des recherches sur Ogoutedo
    J’ai fait une mission avec La Guilde il y a 4 ans déjà dans ce village et je te remercie pour ces magnifiques photos !
    Ça me fait tellement plaisir de voir des photos des enfants qui ont grandi depuis tout ce temps !

    Merci encore !

Leave a Reply

You must be logged in to post a comment.